Actes pastoraux à mener pendant la pandémie du coronavirus

Actes pastoraux à mener pendant la pandémie du coronavirus

Actes pastoraux à mener pendant la pandémie du coronavirus

Nous transmettons le message du pasteur Olivier Filhol, président du conseil régional EPUdF-Nord-Normandie transmis aux paroisses à propos des actes pastoraux à mener pendant la pandémie du coronavirus.

Chers amis,

En ce matin si particulier je prends le temps de répondre à des questions reçues depuis que nous vivons au fil des mesures prises au jour le jour en ce qui concerne les rassemblements publics. C’est aussi une manière de penser à chacun d’entre vous en essayant de vous accompagner et de contribuer à la réflexion pour trouver de nouvelles organisations à vivre au nom du ministère de l’annonce de l’Evangile porté en Eglise par les pasteurs et des membres de nos communautés, prédicateurs laïcs notamment.

Certains m’ont interrogé au sujet de l’accompagnement des familles en deuil dans cette période ouverte maintenant devant nous d’interdiction de célébrations parce qu’eux-mêmes ont été interrogés par des familles.

Toutes les célébrations publiques sont suspendues comme l’a annoncé le Premier Ministre hier soir donc les actes pastoraux le sont y compris les services d’action de grâces à l’occasion d’un décès.

Face à une famille en deuil ce qui me semble à respecter :

  • ce qui ne change pas c’est le dialogue avec la famille dans le respect des règles sanitaires en vigueur et des possibilités de rencontres souhaitées par les familles et autorisées ou non par les directions des EPHAD par exemple lorsqu’un parent proche en est pensionnaire
  • ne s’engager à rien par rapport à la famille sans avoir contacté les pompes funèbres pour savoir ce qu’elles vont faire en fonction de leurs directives en la matière
  • se conformer aux consignes des pompes funèbres, présence ou non, temps de prise de parole, conditions…
  • proposer alors à la famille que le pasteur ou un membre de la communauté de moins de 70 ans, accompagne les proches pour l’inhumation ou la crémation faite sous l' »autorité » et dans les conditions posées par les pompes funèbres
  • proposer un culte d’action de grâce en communauté une fois les restriction de rassemblements levées
  • lorsque ce temps viendra et selon le nombre de familles concernées au sein d’une communauté, il sera temps d’organiser selon les situations soit une célébration individualisée, soit une célébration qui pourra regrouper plusieurs familles si elles sont d’accord…

Nous allons devoir faire preuve d’une bienveillance particulière face aux familles endeuillées en posant des signes au nom de l’Evangile qui pourront accompagner ce moment douloureux pour elles et qui plus est vécu dans les conditions difficiles de cette crise.

Même si nous voulons aujourd’hui essayer de tout « cadrer » peut-être pour nous rassurer ce qui est bien légitime, cela ne doit pas nous faire oublier d’être confiants, nous trouverons individuellement et ensemble, dans le dialogue les gestes et les paroles qui apaisent, réconfortent et disent que nul n’est seul spirituellement dans les larmes ou dans la joie même si la rencontre est réduite à des échanges minimums inhabituels dans leur manière d’être vécue, encadrés de règles contraignantes…

Voilà quelques réflexions suite aux interrogations de certains, réflexions nourries de recommandations données ici où là dans l’Eglise, tout cela peut bien sûr être enrichi lorsque l’un ou l’autre sera confronté à cette situation.

En communion de service au nom de la mission confiée par le Seigneur à son Eglise,

Bien fraternellement,
Pasteur Olivier Filhol

Paroisse